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Monceaux-sur-Dordogne

Entre rivières et collines, vivez l’authenticité, respirez la tranquillité !

Cette église, dédiée à saint Martin, est de style roman avec un clocher mur. Couverte en lauzes du pays, elle comprend une nef, deux chapelles latérales et le chœur. À l’extérieur, sur la façade nord, on trouve une tour qui abrite l’escalier d’accès aux cloches. Les diverses formes de pierres qui constituent l’édifice laissent penser que de nombreux remaniements ont eu lieu au fil des siècles. Le sanctuaire, carré, date du XIIIème siècle. Il a été greffé sur une autre bâtisse romane reconnaissable à ses contreforts plats et à la ligne de modillons qui l’orne. Les deux chapelles et la travée de liernes et tiercerons datent du XVème siècle. Le clocher n’a d’ancien que sa partie inférieure.

Les parties les plus anciennes pourraient dater du Xème siècle ; en effet, l’église est citée dans « La vie de Saint Géraud d’Aurillac« , lequel est mort en l’an 910. Un fait miraculeux s’y serait produit après le décès du saint : des gens de Monceaux auraient pris la table sur laquelle saint Géraud avait pris un repas et auraient mangé les restes. Puis la table aurait été abandonnée à l’entrée d’une maison. Un homme venu faire la sieste sur cette table serait devenu aveugle et fou ; un chien ayant touché la table n’aurait plus pu bouger. Un autre homme, s’étant allongé sur la table, serait devenu aveugle. Comprenant qu’ils avaient profané un meuble sanctifié par les repas du saint homme, les villageois auraient couvert la table d’un linge et l’auraient portée à l’église Saint-Martin.

Tous les jeudis des mois de juillet et août, un marché de producteurs de pays réputé anime la place du village sur laquelle un public nombreux prend place pour déguster les produits locaux. A cette occasion, l’église abrite des expositions de photos du patrimoine religieux des environs ainsi que de photos anciennes de la commune.

Sur la même place du village est érigée une très belle croix de mission, ornée d’un nombre particulièrement important d’objets de la Passion.

Les principaux travaux réalisés dans ou sur l’église aux XX° et XXI° siècles

En 1935, un appendice est bâti dans l’angle sud-est, à usage de sacristie, sans doute en remplacement d’un local existant déjà pour le même usage, mais de dimensions plus importantes pour servir aussi de salle de catéchisme. L’existence d’un vitrail à cet endroit nécessite alors de réaliser un toit plat tandis que les murs sont bâtis en béton. Autant dire que cet ajout n’améliore pas l’esthétique de l’ensemble !

1936-1937 : Mise en place de nouveaux vitraux représentant : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sainte Bernadette, le pape de l’époque, Pie XI, et le couronnement de la vierge Marie (au-dessus de la porte latérale).

1952 : réfection d’une partie de la toiture, sans doute celle de la nef.

1954 : première électrification des cloches et remplacement de l’horloge.

1980 : réfection de la toiture de la tour.

1981-1982 : crépissage des façades nord et ouest.

1986-1987 : suite, notamment, à l’apparition de lézardes dans la voûte de la chapelle nord, travaux de restauration et de consolidation des maçonneries intérieures (chœur, croisée du transept et les deux chapelles).

1989-1990 : enduits et peintures des murs, plafonds et voûtes.

1999-2000 : remise en état de l’ensemble campanaire avec remplacement des moteurs de commande des cloches, installation de la sonorisation, restauration des vitraux, du retable, du tableau, des boiseries latérales, du chœur et de l’électricité.

2003 : pose d’un grillage de sécurité autour de la toiture.

2007 : remise en état des bancs chauffants et du coffret électrique.

2015 : remplacement du moteur de volée électrique de la cloche n°3 et mise en place d’une armoire de protection au clocher.

2016 : pose d’une porte grillagée au niveau de l’entrée principale, ainsi que d’une porte à barreaux entre la sacristie et l’église, afin de favoriser la ventilation de l’édifice en vue de l’assainir. Mise en place d’une télécommande avec minuterie permettant d’éclairer l’intérieur de l’église pour le rendre visible à travers la porte grillagée lorsque celle-ci est verrouillée. Mise en place d’une rampe en inox devant la porte principale pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite.

Au XXI° siècle, il s’avère que l’édifice souffre de sérieux problèmes d’humidité qui, depuis plusieurs années, occasionnent des dégradations importantes des enduits et menuiseries intérieurs. À tel point qu’en 2021, le retable de la chapelle nord, rongé par l’humidité, s’est détaché du mur pour tomber au sol en se désintégrant au point d’être irrécupérable.

Les sources d’humidité sont diverses : remontées par le sol dues pour l’essentiel à des ruissellements en provenance de la place, remontées dans les murs d’humidité « bloquée » par les enduits extérieurs en ciment, gouttières, descentes et évacuations d’eaux pluviales vétustes…

En outre, la sacristie en béton de 1935, avec son toit plat, subit des infiltrations autant qu’elle dénature l’esthétique globale de l’édifice.

Au vu de ces dégradations, la municipalité fait réaliser en 2025 un vaste programme de travaux :

– drainage, reprise des réseaux d’eaux pluviales et aménagement des sols le long de la façade nord ;

– piquage des enduits ciment de toutes les façades pour laisser les pierres apparentes, jointoyées à la chaux ;

– démoussage et révision de toute la toiture en lauzes ;

– remplacement de toutes les gouttières et descentes ;

– démolition de la sacristie existante pour en reconstruire une de dimensions plus réduites mais avec des murs en pierres et un toit en pente couvert en lauzes du pays ;

– aménagement de l’accès à la porte principale de manière à permettre l’accès aux personnes à mobilité réduite en supprimant la rampe en inox qui avait été précédemment installée à cette fin, mais particulièrement inesthétique. Un bac à fleurs en pierres est également réalisé.